CHAPITRE 1 : Une vie réelle qui peu changé
La stupidité de ses camarades l'amusait presque.
Deux "amis" se bagarraient gentiment, disons qu'ils se taquinaient.
Etude du groupe 2 où elle se trouvait 1ère sur la liste. Elle se trouve à droite du tableau, sur les tables du premier rang habituellement à côté de son amie Lameha.
Elle lisait un livre d'une épaisseur de 4 à 5 cm, cela fait un moment qu'elle l'avait.
D'un air fatigué, elle était plongée dans ce livre, se laissant distraire parfois par les joueurs bruyant. Ils ont dans cette classe une tranche d'âge de 15 à 18 ans ils sont matures mais pas suffisamment, surtout dans ce genre d'établissement ; les lycées professionnels sont toujours particuliers niveau maturité et culture aussi, mais si on se tient à cela, personne ne viendrait dans ce genre de lycée.
Le lycée Horticole où elle étudiait été reconnaissable par la fierté du château dont les murs étaient toujours debout malgré les guerres et l'usure de plusieurs années déjà écoulées.
La sonnerie retentie. Le premier groupe arrive suivit du professeur de mathématiques.
La jeune fille ferma son livre et le rangea dans son sac qui était appuyé contre sa chaise.
Elle se nomme Lrynmeha, brune aux yeux bleus brumés par ses lunettes quand elle ne mettait pas ses lentilles de contact, timide parfois plutôt calme tout dépend avec qui elle restait, un peu ignorante sur les bords, elle ne réfléchit pas toujours avant de parler.
Le cours de mathématiques semblait complètement flou pour tout le monde, trop calme cette classe, quand les élèves s'endorment c'est complètement mort.
Cette longue heure enfin finie, elle et trois de ses amis se pressent pour aller manger, bien qu'ils ne mangent pas grand chose vu la délicieuse nourriture proposée par le lycée.
Son regard était vif quand elle discutait et imposait ses opinions, mais quand elle était silencieuse elle baissait la tête, semblant pensive ou endormie, les deux peut-être. Ses cheveux du côté gauche tombaient devant l'½il. Elle portait souvent un haut noir avec un jean, un médaillon de la corse pendait toujours à son cou.
Sa vie se résumait à un ennui total, toujours prête pour faire quelque chose qui sortait de l'ordinaire, mais cela dit, rien ne se fait.
Elle a une famille unie, normale, aisée, tout pour être heureuse.
Elle se réfugie dans le virtuel et oublie un peu tout le reste ; si elle n'était pas interne on peut imaginer que ses résultats scolaires seraient médiocres.
Vivant dans un village plutôt isolé au nord de la France, en Picardie elle ne sort pas beaucoup et ses amis sont principalement dans le département d'à côté, là où elle étudie. Quant à ceux de son département elle ne les voit que pendant les vacances.
Elle a Tuneha sa meilleure amie qu'elle a rencontré en 6ème, elle avait été attiré par son don en dessin et elles sont devenues amies par la suite.
Après les trois heures de cours de l'après-midi, Lrynmeha resta seule dans le couloir, silencieux et sombre. Ce lycée faisait penser plus à un ancien hôpital, du moins le bâtiment où ils travaillaient.
Lrynmeha observait son reflet dans la fenêtre, pensive elle rêvait. Des rêves qu'elle disait irréalisables, elle devait sûrement penser aussi à Anel, celui qu'elle aime, une rencontre sur internet.
Elle eût soudain un regard intrigué et étonné, toujours fixant la fenêtre les yeux grands ouverts, elle eut une inspiration de surprise, appuyée contre le radiateur, elle ouvrit brutalement la fenêtre en la faisant coulisser et regarda le sol, de la boue et de l'herbe sale rien de très intéressant. Elle regarda l'horizon les parties à la française, englouties par l'obscurité, éclairées légèrement par les lampadaires des rues et des phares des voitures. Elle soupire pour exprimer sa déception.
Elle referma la fenêtre lentement et regarda une dernière fois son reflet puis le décor sombre, avant de sortir du couloir. A l'entrée du bâtiment des sacs étaient adossés contre les murs. Ceux-là appartenaient aux internes partis se divertir on ne sait où. L'horloge disgracieuse indiquait 18h30, on entendit des pas de plusieurs personnes qui discutaient. C'était les amis de Lrynmeha ; Jérémy, Ymeha, Balic et Aurélien ; tous internes bien entendu.
Ils avançaient vers lrynmeha. Quand le groupe fut arrivé à sa hauteur, elle suivit leur chemin et ils sortirent ensemble, ils avançaient en silence, traversant les parties à la française jusqu'au bâtiment où se trouvait la cantine, le foyer et la salle d'activité. Ils n'allaient que très rarement au foyer car cet endroit était bruyant et on y croisait des gens pas toujours agréable. Dans cette salle, il y a un billard, un bar (ou on ne trouve rien de malsain) plusieurs tables et chaises jaunes, des canapés tournés vers un écran plasma et un flipper qui ne fonctionne plus, ainsi que deux baby-foot, un flambant neuf et un vieux plus miteux.
Le groupe entra dans la cantine d'où l'on sentait l'odeur des plats chauffaient qui étaient très désagréable, contrairement à la bonne odeur des repas préparés par les parents.
Au menu choucroute quelque chose que lrynmeha n'aimait pas du tout, ce mot lui rappelait son ancien directeur du collège "Monsieur Choucro".
A table une discussion pas très appétissante c'est lancée dans le groupe, elle a débuté avec le steak haché que lrynmeha a dans son assiette, elle dit soudain:
« - Tiens ! Cela me rappelle le délire de Tuneha avec ses steaks.
Ymeha se mit à rire alors que les garçons les regardaient déconcertés ne comprenant pas de quoi elles parlaient. Aurélien réagit:
-Ah! Oui je crois savoir de quoi vous parlez. Ce n'est pas l'histoire quand vous avez vos règles?
Ymeha affirma immédiatement:
-Oui! Mais je ne crois pas t'avoir dit ce que c'était exactement.
-Si c'est quand cela fait des gros trucs de sang. Dit Aurélien sans aucune gène.
Lrynmeha et Ymeha se mirent à rire, Ymeha le corrigea:
-D'abord on dit des caillaux de sang et on mange là quand même!
Lrynmeha dit:
-Bah, de toute façon je n'aurai pas mangé ce steak en carton et puis l'odeur de la choucroute me dégoutte. »
Ils se levèrent, déposèrent leur plateau pour sortir par la suite et retournèrent à l'entrée du bâtiment « H » où lrynmeha les avait attendu.
Ils ceux pausèrent contre le radiateur du couloir opposé à celui de tout à l'heure et attendaient en discutant que le temps passe du moins jusqu'à 19h25, quand les navettes arriveront pour que les filles aillent dans leur internat, se trouvant dans un autre lycée. Il n'y avait pas assez de place pour créer un internat fille, mais c'est en projet, dans 20 ans peut être cela se fera, pour le moment c'est comme cela.
Lrynmeha assise contre le radiateur les pieds contre le mur d'en face, elle écoutait sa musique avec son Ipod.
Aurélien était parti téléphoner à sa petite amie dehors, quand il revint celui-ci demanda si on ne voulait pas l'accompagner jusqu'au bureau de la CPE.
Tout le monde se leva pour le suivre sauf lrynmeha qui n'avait pas fait attention, Jérémy lui appuya sur l'épaule elle enleva un de ses écouteurs pour l'entendre:
-Tu viens avec nous ?
-Vous allez où ? Lui demanda-t-elle.
-On va voir si la CPE est dans le bureau.
-oh! Bah vous n'en avez pas pour longtemps, je vous attends là.
-ok! s'exclama t-il.
Elle resta la. Elle entendait les voix de ses amis s'éloigner dans le couloir, Elle remit son écouteur et sembla partir ailleurs dans ses pensées, comme d'habitude.
Quelques minutes passèrent quand soudain elle sursauta. Quelque chose l'agrippait au niveau des hanches, quelque chose qui passait à travers le radiateur et le mur, elle n'eût pas le temps de réagir, juste à s'exclamer comme quand tu te surprends à perdre l'équilibre et souvent à atterrir au sol lourdement.
Elle bascula en arrière, alors qu'elle était appuyée contre le radiateur, qui est pourtant quelque chose de solide, elle ferma les yeux deux secondes et se retrouva dehors de l'autre côté du mur, une main sombre et ferme était pausée sur sa bouche sûrement pour l'empêcher de hurler comme le ferait toute personne qui venait de vivre cela. Elle fixa l'ombre qui faisait de même, des yeux brillants sous une espèce de capuche en étoffe de soie noire. Elle voulait lui demander qui il était, mais intimidée par les yeux brillants et sombres qui l'a fixaient et par une sensation étrange qui lui nouait la gorge elle ne put dire un mot. Il l'obligeait à rester à genoux sûrement pour que personne ne les voient par la fenêtre.
Des ailes apparurent dans son dos, mais ce n'était guère des ailes d'ange loin de là, ses ailes nues telle de la peau comme celle des chauves-souris, sauf qu'elles étaient recouvertes de cicatrices.
Il prit lrynmeha dans ses bras lui bloquant les jambes et les bras, il s'éleva dans les airs à grand coup d'aile et à toute vitesse pour aller se poser sur le toit du bâtiment « H » là où personne ne pourraient les voir. Il la lâcha en sachant que la seule issue pour elle serait un saut dans le vide sûrement mortel.
Elle s'éloigna de lui immédiatement le coeur battant et lui lança:
-Qui êtes vous?! Et qu'est-ce que vous êtes au juste ?
L'être sombre se dressa de toute sa hauteur certainement pour
L'intimider, et dit :
-cela n'a pas d'importance. Tu voulais une vie différente plus agitée. Tu as appelé le ciel pour exaucer ton v½u de terrestre. On m'a envoyé pour t'emmener dans un autre paysage avec certaine de tes connaissances enfin comme les êtres humains disent "tes amis". Je te donne ceci.
Il tendit une longue chaîne argentée soutenant une montre à gousset argentée avec des symboles au dos.
-Prends-là, elle te sera utile là où tu vas.
Lrynmeha s'exclama:
-mais je... je me souviens avoir fait ce voeu mais pourquoi me l'exaucerez-vous et pourquoi m'envoyez-vous ailleurs, je ne comprends pas. Et qui me dis que vous ne m'envoyer pas directement à la mort.
L'être dit d'un air moqueur:
-Quand tu décides de te battre tu t'envoies toujours à la mort, car tu peux très bien perdre au combat.
Prends cette montre, tu seras tout là bas. Le temps presse.
Lrynmeha qui ne comprend toujours pas ce qui lui arrive dit brutalement:
-Mais où là bas!
Il s'avança vers elle, lui prit la main, celle de la créature était chaude, rêche et des griffes remplaçaient ses ongles, il lui tourna côté paume et déposa la montre dans le centre de sa main avec délicatesse.
-Il faut que tu la mettes autour de ton cou et il ne faut surtout pas que tu la perdes ou encore que tu la donnes à quelqu'un d'autre, sinon tu ne pourras jamais revenir ici, du moins, si tu survis là-bas.
Elle tendit la chaîne à la hauteur de son visage et la passa au dessus de sa tête, une sensation étrange l'a parcouru.
L'être lui attrapa le bras gauche tellement brutalement qu'elle sursauta et lui trancha la chair profondément à l'aide d'un poignard qu'elle n'avait pas remarqué auparavant, lrynmeha émit un cri de surprise, elle pâlit de douleur et à la vu de son propre sang, une marque noire apparue et monta le long de son bras, formant un serpent qui s'enroule autour de celui-ci. Ça lui avait donné une sensation de brûlure, elle tomba à genoux la tête lui tournait, elle respira lentement pour calmer sa peur. Elle resta quelques minutes comme cela, quand enfin ses vertiges se calmèrent. Elle regarda là où il l'avait blessé, il ne resta miraculeusement qu'une légère griffe avec le sang encore frais qui finissait sa chute sur le toit du bâtiment.
Elle se releva comme si elle ne s'était pas levée depuis longtemps. L'être l'observait d'un regard neutre, elle le fusilla du regard et lui cria:
-Mais vous êtes fou! Qu'est-ce que vous m'avez fait!
Il lui sourit et dit calmement
-C'est une rune. Ça améliorera tes capacités, et ça maintiendra Gypney un minimum au fond de toi, ça serait dommage que tu disparaisses à peine arrivée là bas.
-Mais qui est Gypney ? Et pourquoi disparaîtrai-je à peine arrivée dans votre monde ?
-Gypney c'est celle qui est en toi, celle qui t'aveugle quand tu es en colère, disons qu'elle pourrait prendre ta place et te faire disparaître mais ici, elle ne peut rien te faire, là bas c'est la liberté pour elle...
Elle le coupa, énervée :
-Je n'ai personne en moi, je le saurais...
- Tu n'y fais pas attention. Assez parlé ! Il est temps que tu ouvres le temps.
Elle le regarda d'un air intrigué elle ne comprenait pas de quoi il parlait puis au bout de quelques secondes de réflexion, elle s'exclama:
-Ah!
Elle porta ses mains à sa poitrine, là où se trouvait la montre, elle chuchota "le temps".
La montre était argentée et noire au centre, cela formait comme des vagues, on pouvait voir le mécanisme au centre .C'est comme si on voulait représenter les vagues des ténèbres qui engloutissaient le temps. Des runes faisaient le contour de la montre et des gravures aux quatre côtés formaient des fissures.
Elle leva les yeux vers l'être d'un air peu rassuré, il lui fit signe de l'ouvrir.
Elle sentait le vent froid, elle ne pensait même plus au vent glacial de l'hiver.
Elle se plongea dans ses pensées elle devait se souvenir des moments passés, son regard changea, elle repensait à tous ce qui n'allait pas ici, dans cette vie, la colère monta et elle appuya sur le point d'ouverture, la montre s'ouvrit en silence....